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Le secteur prévoit 80 000 recrutements dans les 10 ans. Avec des besoins bien particuliers.

En février, le CIDJ publiera la 6éme édition de son guide « Ces secteurs qui recrutent ». En avant-première, Gilles Mégret, documentaliste à la Direction Veille et Ressources du CIDJ nous révèle les tendances de l’année. Dans un marché très concurrentiel où l’innovation est capitale, les entreprises misent désormais sur des profils mixtes et évolutifs d’où une tendance à l’élévation du niveau d’études. Selon l’analyse du CIDJ, les besoins vont se focaliser autour des techniciens de niveau BTS et des ingénieurs surtout en Recherche & Développement . À noter que la demande est aussi considérable pour les ouvriers qualifiés titulaires d’un bac pro.

La métallurgie sous tension

L’Observatoire de la Métallurgie estime qu’il y aura 110 000 postes à pourvoir par an jusqu’en 2025 avec de grosses tensions sur les recrutements des soudeurs , chaudronniers  et plus globalement les métiers de la maintenance. L’industrie mécanique, elle aura besoin de 40 000 postes par an. Victime d’une mauvaise image, le secteur connaît pourtant une révolution et on parle désormais de l’industrie 4.0. Résultat, elle a besoin de techniciens de maintenance  (désormais détenteurs d’un BTS), de techniciens de  maintenance préventive ou de techniciens en  mécanique . En ce qui concerne l’ingénierie, l’innovation prévaut d’où une demande d’ingénieurs R&D. D’ailleurs dans l’automobile, ils occupent 1/3 des emplois, le focus étant porté sur les nouveaux matériaux et les voitures hybrides et connectées. En ce qui concerne l’Aéronautique,  le secteur se tasse avec une prévision de  8 à 10 000 postes et une appétence pour les ingénieurs de production, de méthode et de qualité, 300 postes de techniciens robotiques ainsi que des roboticiens et des électromécaniciens de niveau BTS.

Pharmaceutique & Chimie plus exigeante

Ici, 57% des profils ont le niveau Bac Pro et la demande est forte autour des conducteurs de ligne de productions, des techniciens qualité, techniciens maintenance ou techniciens de laboratoire . Idem pour la pharmaceutique en demande d’ingénieurs R&D, de techniciens de process et de formulation, détenteurs d’un BTS ou d’une licence pro. Et très recherché car très rare, le profil double-casquette comme le technico-commercial.

BTP, sortie de tunnel

Après une longue crise, le secteur semble sortir du marasme depuis mi-2016. Même, si comme l’explique Michel Tardit, coordinateur du guide, une majorité d’emplois vient de l’intérim, les indicateurs sont positifs. Un secteur dynamisé par la réalisation de logement neufs et l’amélioration de l’habitat et qui recrute des cadres chantiers et des cadres commerciaux. À noter que le chantier du Grand Paris prévoit 54 000 emplois nécessaires à l’horizon 2020.

Et le numérique dans tout ça ?

L’industrie n’échappe évidemment pas à l’ouragan numérique. Si le CIDJ note une montée en puissance des métiers du numérique, La Fabrique de l’Industrie publiait un rapport en 2016 sur les challenges de l’industrie face à cette nouvelle ère. Listant les nouveaux process de fabrication (robotique avancée, impression 3D, réalité augmentée), le think tank estime que les postes évoluent plus qu’ils ne disparaissent, le numérique obligeant le secteur à remodeler l’emploi et à intégrer de nouvelles compétences comme les métiers de la data. Pour finir, les contraintes environnementales poussent le secteur à s’adapter à de nouvelles normes par le biais de métiers « verdissants » comme l’ingénieur matériaux biosourcés, ou le bio-informaticien En 2012, l’ADEME prévoyait la création de 13 à 19 000 emplois dans le secteur de l’industrie chimique. Alors, à vos CV…

« Ces secteurs qui recrutent », Guide 2018, CIDJ, 39€