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Le recrutement à l’ère du digital – Cofabrik RH

Le recrutement à l’ère du digital – Cofabrik RH

Installé depuis octobre 2017 au cœur du village, le cabinet de recrutement et de conseil Axelyo accompagne ses clients dans le développement de leurs ressources. Avec sa filiale Cofabrik RH, véritable laboratoire en perpétuelle recherche de nouvelles tendances et solutions innovantes, l’entreprise rassemble de nombreuses compétences au service du recrutement, de la formation et de la valorisation des potentiels.

Depuis quelques années, le métier vit une véritable révolution dans sa méthodologie et sa pratique. Les nouvelles techniques de recrutement inspirées du marketing digital se développent pour accompagner de façon plus performante la recherche de talents. Menée par sa fondatrice Lédicia Spacil, l’équipe de « chasseurs » analyse et développe ces outils pour dépister et attirer les profils rares : rédaction d’annonces pertinentes, valorisation sur les réseaux, développement d’une marque employeur, création et animation d’une communauté de potentiels pour faciliter le recrutement en accord avec les valeurs et attentes des entreprises… Ces nouveaux défis révolutionnent l’approche du recrutement et font de l’agence un véritable laboratoire des possibles, nourri d’expertise et d’innovation.

Parce que la transmission est un enjeu majeur de réussite, Cofabrik RH développe des formations pour accompagner les entreprises dans le déploiement de solutions de marketing de recrutement en « cofabrikant » une stratégie de communication sur les réseaux sociaux. Des formations à destination des particuliers sont également proposées pour accompagner les parcours professionnels et développer la maîtrise des réseaux digitaux.

Lédicia Spacil, fondatrice de Cofabrik RH
«
 Depuis plus de 20 ans, je développe avec passion de nouvelles méthodes de recrutement favorisant l’innovation. Notre approche créative et collaborative nous permet d’exploiter des outils performants, au plus près des attentes de nos clients. Nous avons désormais à cœur de rencontrer les Fontanilois et de les accompagner dans leur environnement professionnel. »

Source : Le Fontanilois

Atelier Centr’Alp

Atelier Centr’Alp

🔎 Cofabrik RH a animé un atelier Centr’Alp le 17 avril 2018 avec la participation de Lédicia Spacil, Christelle Perney et Sylvestre Leotard.

L’association #CentrAlp organise des rencontres mensuelles qui permet aux DRH des entreprises de Centr’Alp de se retrouver autour d’une thématique précise.

Nous nous sommes retrouvés autour d’un atelier sur le « Recrutement à l’ère du numérique » avec 15 DRH intéressés par ce sujet d’actualité.

Nous avons échangé autour de 3 thématiques :
 La marque employeur et le marketing du recrutement
 Les réseaux sociaux et le sourcing
 Le digital dans toutes les étapes du recrutement

Ce fut une rencontre intéressante permettant de poser les bases de la digitalisation du recrutement et qui mériterait un approfondissement lors d’atelier de formation spécifique !

Le salaire et la carrière du soudeur

Décider de devenir soudeur est à l’heure actuelle un bon choix de carrière. Le nombre d’emplois proposé chaque année tourne à environ 3000, dans des secteurs d’activité divers.

D’après une étude de Randstadt, le salaire moyen du soudeur est de 1 579 euros. Si ce salaire n’évolue que de 1 %, il faut savoir que 16 % des soudeurs gagnent entre 1 700 euros et 1 900 euros et 8 % gagnent même plus de 1 900 euros par mois. Les petites entreprises rémunèrent généralement leur soudeur 6 % de plus que les grandes entreprises. Il y même une baisse affichée des salaires dans les grandes entreprises de -2.5 %. Par ailleurs, la prime à l’expérience reste forte puisqu’un soudeur de 50 ans gagne 15 % de plus qu’un soudeur de 25 ans.

Le secteur le plus rémunérateur

Au niveau des secteurs, le plus rémunérateur est celui des machines et des équipements qui permet d’atteindre 1718 euros mensuel. Quant aux meilleures régions, PACA arrive en tête avec 1842 euros, soit 17% de plus que la moyenne des soudeurs au national, suivi de la Haute-Normandie avec 1 827 euros et enfin de l’Ile-de-France avec 1 689 euros.

Se spécialiser

En France, la plupart des 50 000 soudeurs sont salariés, et environ 3000 emplois se dégagent chaque année. Le métier de soudeur s’exerce dans de très nombreux secteurs industriels tels que l’industrie et le transport naval, l’aéronautique, le transport ferroviaire, l’énergie, l’agroalimentaire, le chimique et pétrochimique, les ouvrages d’art, la maintenance, l’industrie agricole ou encore le bâtiment.

Nucléaire, aéronautique, recherche…

Aujourd’hui, des secteurs comme le nucléaire, l’aéronautique et la recherche pétrolière sont en quête de soudeurs hautement spécialisés. Le soudeur qui se spécialise aura d’ailleurs plus de chance de voir sa carrière évoluer au sein d’une entreprise. D’autant plus que l’automatisation a diminué considérablement l’offre d’emploi d’une main-d’œuvre peu qualifiée. Cette exigence s’ajoute à celle des secteurs traditionnellement demandeurs : bâtiment, automobile, sidérurgie, agroalimentaire, chimie, aéronautique, construction navale et ferroviaire…

A noter que contrairement aux idées reçues c’est un métier qui se féminise de plus en plus. Et il faut savoir que l’insertion des soudeurs débutants est relativement facile sur le marché du travail.

La rémunération des cadres devrait bondir en 2018

L’étude du cabinet de recrutement international Robert Walters révèle de fortes attentes chez les cadres en matière de rémunération. D’après l’enquête, les salaires devraient augmenter dans toutes les fonctions en pénurie de main d’oeuvre.

D’après une enquête du cabinet Robert Walters publiée ce mercredi 17 janvier, le marché du travail pour les cadres a retrouvé des couleurs en 2017. « La confiance économique retrouvée a engendré une pénurie de talents sur certains secteurs, en France comme en Europe ». Les secteurs en tension, qui souffrent d’une pénurie de main-d’oeuvre, devraient proposer des salaires plus attractifs pour les postes de cadres. Selon Antoine Morgaut, CEO Europe et LATAM de Robert Walters, « nous allons constater des augmentations de salaire sur toutes les fonctions en pénurie de candidats, ainsi qu’une probable accélération du turnover au niveau national. » Les plus fortes augmentations de salaire à prévoir en 2018 devraient concerner le conseil (+17%), le retail (+11%) et la finance (+10%).

La pénurie de candidats

Pour expliquer cette hausse, les auteurs de l’étude avancent le facteur de la pénurie de candidats. « Les conditions de pénurie ont poussé les professionnels à demander de fortes augmentations lors de changements de poste. Cela correspond pour eux à une « prime de rattrapage » venant compenser des salaires plus bas sur les années précédentes », ajoute Antoine Morgaut. Les cadres sont en effet 28% à attendre une augmentation de plus de 7% en 2018. Les entreprises ont également fait des efforts du côté des salaires pour renforcer leur attractivité. Dans le contexte d’un marché de l’emploi dynamique, « de nombreuses entreprises se sont lancées à la conquête de nouveaux marchés, de nouvelles activités, ou ont relancé leurs investissements » et ont donc parfois étaient confrontés à des difficultés de recrutement dans certains secteurs explique l’enquête. Un phénomène régulièrement souligné par les instituts de statistiques ou des organisations internationales comme l’OCDE.

> Lire aussi : Formation : l’OCDE déplore la pénurie de compétences en France

L’informatique particulièrement porteur

Selon les auteurs de l’étude, le secteur de l’informatique et des technologies de l’information ont été particulièrement dynamiques en termes de créations d’emploi. En 2017, de nombreuses entreprises ont été à la recherche de profils en informatique, sur des postes liés à la sécurité informatique ou à la data. Pour 2018, l’étude de Robert Walters informe que certains postes nécessiteront de plus en plus souvent de compétences techniques dans le domaine de la sécurité informatique. Ce secteur « restera le plus critique en raison des failles techniques qui sont le véritable talon d’Achille des entreprises ». D’après les experts, la pénurie de candidats devrait encore s’accroître encore quelques années « avant que les entreprises voient l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, mieux formés aux enjeux du secteur ».

 > Lire aussi : Emploi : une pénurie de main d’oeuvre à prévoir dans le numérique

Des consultants recherchés

Le secteur du conseil a également bénéficié « des évolutions du droit social français, nécessitant pour les entreprises l’intervention d’experts en transformation et en conduite du changement » indique le document. Toutes les récentes réformes du code du travail menées par le gouvernement français et la multiplication des normes ont obligé les entreprises à faire appel des spécialistes des sujets réglementaires, de gestion des risques et de conformité. Pour 2018, les profils de consultants ayant une expertise en intelligence artificielle, machine learning ou big data devraient particulièrement être recherchés.

Les objectifs principaux pour les cabinets de conseil « seront de recruter des profils de 3 à 7 ans d’expérience, et d’attirer et retenir des profils plus seniors, et de plus en plus scientifiques ».Ce type de profil recherché devrait mécaniquement entraîner une augmentation des salaires. « Les candidats se verront donc proposer des rémunérations  jusqu’à 20% supérieures au reste du marché et des perspectives de carrière accélérées ou personnalisées ».

L’immobilier et la construction particulièrement dynamiques

Outre l’informatique et le conseil, les secteurs de l’immobilier et de la construction ont été particulièrement porteurs en 2017. Dans l’immobilier, les recrutements ont été très importants dans le secteur de la promotion résidentielle en 2017. Les promoteurs immobiliers ont profité d’une hausse de rémunération, « a minima de 10-15% ». Du côté de la construction, le secteur a connu « une véritable explosion de la demande de candidats et des créations de postes sur toute la France en production en entreprise générale BTP et en bureaux d’études. » Pour 2018, les auteurs de l’enquête semblent optimistes.

« La construction bénéficiera largement de la reprise de l’activité générale : la demande « s’intensifiera sur tous les métiers de la maîtrise d’œuvre d’exécution, en conception et réalisation. Des problématiques fortes d’aménagement urbain et d’importants contrats d’infrastructures comme le Grand Paris ou les Jeux Olympiques de 2024 profiteront également au secteur. »

L’équilibre vie privée/vie professionnelle au centre des préoccupations

Si la question du niveau des salaires reste primordiale pour les cadres, de plus en plus d’interrogés privilégient d’autres critères comme l’équilibre vie privée/ vie professionnelle, les perspectives d’évolution à l’international, la culture d’entreprises, la qualité du management souligne la directrice générale de Robert Walters France Coralie Rachet.

Par ailleurs, le télétravail est un critère de motivation régulièrement évoqué par les cadres interrogés dans le cadre de l’enquête. La hausse des prix de l’immobilier dans les métropoles et l’augmentation des coûts de transports ont parfois été supérieures aux hausses de salaires. La diminution des coûts associés aux technologies de communication et la prise en compte d’une meilleure qualité sont d’autres facteurs avancés. Autant de paramètres qui devront être intégrés dans les stratégies futures de recrutement des entreprises.

Méthode :

– Etude de rémunération européenne : données issues d’entretiens réalisés auprès de 500.000 postulants dans le monde, dont 50.000 en France, de janvier à décembre 2017;

– Enquête Candidats Robert Walters France : enquête réalisée par Robert Walters auprès de 3 600 candidats interrogés en ligne durant le mois de septembre 2017 en France.

Les métiers de l’industrie qui recruteront le plus en 2018

Les métiers de l’industrie qui recruteront le plus en 2018

Le secteur prévoit 80 000 recrutements dans les 10 ans. Avec des besoins bien particuliers.

En février, le CIDJ publiera la 6éme édition de son guide « Ces secteurs qui recrutent ». En avant-première, Gilles Mégret, documentaliste à la Direction Veille et Ressources du CIDJ nous révèle les tendances de l’année. Dans un marché très concurrentiel où l’innovation est capitale, les entreprises misent désormais sur des profils mixtes et évolutifs d’où une tendance à l’élévation du niveau d’études. Selon l’analyse du CIDJ, les besoins vont se focaliser autour des techniciens de niveau BTS et des ingénieurs surtout en Recherche & Développement . À noter que la demande est aussi considérable pour les ouvriers qualifiés titulaires d’un bac pro.

La métallurgie sous tension

L’Observatoire de la Métallurgie estime qu’il y aura 110 000 postes à pourvoir par an jusqu’en 2025 avec de grosses tensions sur les recrutements des soudeurs , chaudronniers  et plus globalement les métiers de la maintenance. L’industrie mécanique, elle aura besoin de 40 000 postes par an. Victime d’une mauvaise image, le secteur connaît pourtant une révolution et on parle désormais de l’industrie 4.0. Résultat, elle a besoin de techniciens de maintenance  (désormais détenteurs d’un BTS), de techniciens de  maintenance préventive ou de techniciens en  mécanique . En ce qui concerne l’ingénierie, l’innovation prévaut d’où une demande d’ingénieurs R&D. D’ailleurs dans l’automobile, ils occupent 1/3 des emplois, le focus étant porté sur les nouveaux matériaux et les voitures hybrides et connectées. En ce qui concerne l’Aéronautique,  le secteur se tasse avec une prévision de  8 à 10 000 postes et une appétence pour les ingénieurs de production, de méthode et de qualité, 300 postes de techniciens robotiques ainsi que des roboticiens et des électromécaniciens de niveau BTS.

Pharmaceutique & Chimie plus exigeante

Ici, 57% des profils ont le niveau Bac Pro et la demande est forte autour des conducteurs de ligne de productions, des techniciens qualité, techniciens maintenance ou techniciens de laboratoire . Idem pour la pharmaceutique en demande d’ingénieurs R&D, de techniciens de process et de formulation, détenteurs d’un BTS ou d’une licence pro. Et très recherché car très rare, le profil double-casquette comme le technico-commercial.

BTP, sortie de tunnel

Après une longue crise, le secteur semble sortir du marasme depuis mi-2016. Même, si comme l’explique Michel Tardit, coordinateur du guide, une majorité d’emplois vient de l’intérim, les indicateurs sont positifs. Un secteur dynamisé par la réalisation de logement neufs et l’amélioration de l’habitat et qui recrute des cadres chantiers et des cadres commerciaux. À noter que le chantier du Grand Paris prévoit 54 000 emplois nécessaires à l’horizon 2020.

Et le numérique dans tout ça ?

L’industrie n’échappe évidemment pas à l’ouragan numérique. Si le CIDJ note une montée en puissance des métiers du numérique, La Fabrique de l’Industrie publiait un rapport en 2016 sur les challenges de l’industrie face à cette nouvelle ère. Listant les nouveaux process de fabrication (robotique avancée, impression 3D, réalité augmentée), le think tank estime que les postes évoluent plus qu’ils ne disparaissent, le numérique obligeant le secteur à remodeler l’emploi et à intégrer de nouvelles compétences comme les métiers de la data. Pour finir, les contraintes environnementales poussent le secteur à s’adapter à de nouvelles normes par le biais de métiers « verdissants » comme l’ingénieur matériaux biosourcés, ou le bio-informaticien En 2012, l’ADEME prévoyait la création de 13 à 19 000 emplois dans le secteur de l’industrie chimique. Alors, à vos CV…

« Ces secteurs qui recrutent », Guide 2018, CIDJ, 39€

Cadres : 2018, l’année du changement d’emploi

Cadres : 2018, l’année du changement d’emploi

Si votre bonne résolution est de changer d’emploi, c’est la bonne année pour vous lancer. La reprise économique est là et les prévisions d’embauche de cadres n’ont jamais été aussi élevées.

Elle semble loin, la crise. Alors qu’en 2009 le nombre de recrutements de cadres tombait sous la barre des 150 000, l’année 2017 a été celle de la reprise avec 214 800 embauches. Selon les prévisions de l’Association pour l’emploi des cadres, cette dynamique va encore se poursuivre cette année. L’Apec annonce en effet que 225 400 cadres devraient être recrutés par les entreprises en 2018 et près de 240 000 l’année prochaine. Des perspectives qui laissent imaginer une quasi situation de plein emploi pour cette catégorie d’employés lors que 316 000 cadres étaient inscrits au chômage de catégories A, B et C en avril dernier.

Bref, si vous avez décidé de changer d’emploi, le contexte vous est fait particulièrement favorable.

> 7 données sur le chômage des cadres 

Tous les secteurs recrutent ! 

Les cadres de tous les secteurs, hormis le médico-social et commerce transport, sont concernés par l’embellie. Même si certains métiers sont plus recherchés. « Ingénierie, recherche et conseil représentent 44 % des recrutements. Ces trois secteurs forment la locomotive, car les transformations numériques sont engagées dans les entreprises », explique l’Apec. Dans l’informatique, les perspectives d’embauche sont particulièrement fortes alors que « 56 % des entreprises (du secteur) ont le sentiment d’évoluer dans un environnement économique plus favorable ».

Autre bonne nouvelle, la hausse des intentions portait majoritairement sur les juniors et les seniors en 2017. On peut espérer que cela continue cette année.> Les cadres seniors, mal-aimés de l’entreprise ?

Des conseils pour changer d’emploi 

Pour profiter de la reprise voici quelques conseils, issus d’articles précédemment publiés sur Cadreo, pour votre recherche d’emploi, que vous soyez en poste ou non.

Organiser sa recherche d’emploi : Même si les cadres sont moins soumis au chômage de longue durée que le reste de la population active, il est tout de même important de planifier ces journées pour trouver le job de ses rêves.

-> 8 conseils pour réussir sa recherche d’emploi

Bien réseauter : pour faire décoller sa carrière, les réseaux de cadres s’avèrent bien souvent précieux. 66 % des cadres en sont bien conscients même si seulement 15 % d’entre eux construisent leur carnet d’adresse de manière réfléchie et calculée.

-> Comment s’y prendre bien réseauter ?

Se faire repérer des chasseurs de tête : le marché de l’emploi est en partie « caché ». D’ailleurs chaque année, 8 % des cadres et 20 % des dirigeants sont recrutés sur ce fameux marché parallèle. Le plus souvent ce sont des cabinets de recrutement qui les contacte. Bonne nouvelle : il est possible de se faire remarquer des chasseurs de tête !

L’entreprise libérée, stade ultime du bonheur au travail ?

L’entreprise libérée, stade ultime du bonheur au travail ?

Une entreprise sans managers, où la confiance règne entre des salariés complètement autonomes ? Ce n’est pas une utopie mais une réalité pour de nombreuses organisations dans le monde.

Depuis plusieurs années, « l’entreprise libérée » est à la mode, sans que l’on sache vraiment ce que le terme recouvre. La libération d’entreprise n’est pas un concept ou une stratégie, mais une démarche quasiment philosophique suivie par des patrons du monde entier pour transformer leur organisation en profondeur.  » ont la certitude qu’un lieu de travail privilégiant le respect et la liberté est beaucoup plus naturel qu’un environnement fondé sur la méfiance et le contrôle », précisent Isaac Getz et Brian M. Carney dans leur livre Liberté & Cie, qui fait référence sur le sujet.

Ces chefs d’entreprise, qu’Isaac Getz appelle « leaders libérateurs », prennent ainsi des mesures pour encourager la prise d’initiatives de leurs salariés et créer une organisation où la confiance et l’autonomie règnent. Comment ? En supprimant totalement ou partiellement la hiérarchie. Exit les pointeuses et autres mesures de contrôle du travail. Et vive la transparence pour faire circuler l’information. Les salariés s’organisent en équipe pour les plannings, les congés, voire pour les décisions d’investissement ou les politiques de rémunération.

Il y a autant de modèles de libération que d’organisations. Chaque entreprise libérée avance pas à pas dans un processus qui peut prendre entre trois et dix ans. Pour mieux saisir cette transformation et son impact sur les collaborateurs, voici présentés plusieurs exemples concrets et emblématiques d’entreprises qui ont fait ce choix, un peu partout dans le monde.

Gore, l’ancêtre des entreprises libérées

L’entreprise libérée n’est pas une invention du nouveau millénaire, loin de là. Dès 1958, aux Etats-Unis, Bill Gore fonde sa propre société, W. L. Gore&Associates, parce qu’il en avait assez des lourdeurs de DuPont de Nemours, l’entreprise chimique qui l’employait alors. Dès le début, il décide de donner une grande liberté d’action à ses collaborateurs en les responsabilisant.

Soixante ans plus tard, l’entreprise est devenue une multinationale extrêmement innovante – c’est elle qui a inventé le matériau Gore-Tex, bien connu des passionnés de sports d’hiver – et ses 10.000 associés (le nom donné aux salariés chez Gore) sont toujours aussi autonomes. Le groupe, présent dans 45 pays, est organisé en unités de production de 250 personnes maximum, dirigées par des leaders « naturels » désignés au sein des équipes.

A la suite de Gore, des entreprises du monde entier se sont lancées dans des démarches de libération, et ce quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité. A l’image du fabricant de motos Harley Davidson qui, après avoir traversé une crise profonde dans les années 1980, décide de se transformer, avec le succès que l’on connaît.

De l’autre côté de l’Atlantique, en Finlande, une société familiale de nettoyage industriel fait la même chose. Sol décide, au début des années 1990, de mettre en place de nouvelles méthodes de management. Finis les contrôles systématiques, place à la confiance. Ce sont les hommes et les femmes de ménage qui décident de la répartition des tâches au sein d’une équipe… sans chef. Chacun est ensuite responsable de son secteur et s’organise comme il le souhaite pour le nettoyer dans les temps. Du coup, les anciens managers peuvent se consacrer intégralement au développement commercial de la société !

Les entreprises ne sont pas les seules organisations qui peuvent être libérées… En Belgique, c’est carrément un ministère (celui de la Sécurité sociale) qui l’a été à la fin des années 2000 ! Horaires flexibles, plus de bureau attitré, possibilité de travailler de chez soi trois jours par semaine, BYOD (« bring your own device »)… Bref, beaucoup de souplesse ! « La seule règle c’était : ma liberté s’arrête là où commence celle des autres », se souvient Laurence Vanhée, ex-chief happiness officer du ministère. Et comme le disait Isaac Getz avec humour, lors d’une conférence TEDx donnée à Lille : « Si c’est possible dans un ministère belge, c’est possible partout ! »

La libération, version française

La France n’est pas en reste en la matière. La fonderie picarde Favi, qui fabrique des pièces pour l’industrie automobile, est même l’une des pionnières dans le monde. Depuis trente ans, elle s’est constituée en petites usines autonomes qui décident  seules comment répondre aux commandes des clients. Chez le biscuitier Poult aussi, il n’y a plus de cadres ni de contremaîtres. Les ouvriers sont responsabilisés et décident ensemble des plannings et des dépenses d’investissement.

Chez Inov-On, une PME nantaise spécialisée dans la maintenance industrielle, le patron Alexandre Gérard a carrément décidé de partir faire un tour du monde avec sa famille pendant un an, après avoir enclenché la démarche de libération de son entreprise en 2012. Il voulait être sûr de laisser les équipes s’organiser seules pour mettre en place un nouveau mode de fonctionnement.

Mission accomplie : aujourd’hui, chacun gère ses horaires et ses congés en bonne entente avec ses collègues et ce sont les équipes qui recrutent. Une vingtaine de groupes de travail, basés sur le volontariat, ont été lancés en 2012, dont un pour revoir la politique de rémunération. Neuf mois plus tard, la nouvelle politique a été mise en place et le chiffre d’affaires a grimpé de 15 % ! Preuve que l’intelligence collective, ça fonctionne. Les dirigeants ont aussi dû abandonner tous les symboles de pouvoir : bureau ou place de parking attitrés, titres… Même le comité de direction est désormais ouvert à tous ceux qui souhaitent y assister !

Des salariés épanouis… et des entreprises aussi !

A Grenoble, chez Sogilis, une entreprise de développement de logiciels pour l’aéronautique, les salariés choisissent même… leurs clients ! Organisés en petite cellule, les ingénieurs de l’entreprise « n’ont que trois règles : enthousiasmer le client , être rentable et s’amuser ! » explique Christophe Baillon, le fondateur de l’entreprise. Dans ce cadre, les salariés choisissent les projets sur lesquels ils ont envie de travailler, ce qui conduit Sogilis à refuser parfois des clients si personne n’est intéressé

Ces startups qui ont flairé le bon filon du bonheur au travail

Si de plus en plus d’entreprises s’intéressent à la libération d’entreprise, ce n’est pas (seulement) par bonté d’âme… Mais bien parce
que cela a des conséquences significatives en matière de résultats. Chez Sogilis, par exemple, le chiffre d’affaires progresse en moyenne de 30 % par an depuis 2012 et chez le biscuitier Poult, il a été multiplié par cinq en dix ans !

Pas étonnant que des poids lourds du CAC 40 se soient engagés à leur tour dans cette démarche. Michelin ou Danone ont lancé
des processus de libération test dans certaines usines et/ou services. Première étape avant la grande libération ?

Par Clémence Boyer

 

Le classement des sites emploi en octobre 2017

Le classement des sites emploi en octobre 2017

Le classement Médiamétrie-NetRatings des sites emploi/carrière vient de tomber, sur la base des chiffres d’audience d’octobre dernier. Pour la première fois, l’institut bascule sur une mesure unique qui allie le trafic fixe + mobile. Si le trio de tête reste le même, Indeed et Le Bon Coin apparaissant toujours plus puissants derrière Pôle-emploi, cette méthodologie profite notamment au site Meteojob qui se hisse en 5e position.

Le poids croissant des agrégateurs

Selon ce nouveau classement Médiamétrie, Pôle-emploi.fr fait toujours la course en tête, avec près de 11 millions de visiteurs uniques par mois. Contre 7 millions, uniquement sur l’interface ordinateur, un an auparavant. Ce bon résultat peut aussi s’expliquer par le renforcement de la stratégie digitale de l’établissement public ces dernières années. Rappelons en effet que Pôle emploi a noué des partenariats avec une centaine de sites emploi dont les annonces sont reprises sur son site. Certains d’entre eux, comme Monster ou l’APEC, figurent d’ailleurs dans ce classement. Agréger des annonces, c’est aussi le principe du puissant méta-moteur américain Indeed qui caracole en seconde position, loin devant ses talonneurs, avec plus de 6 millions de visiteurs uniques en octobre dernier. Ses concurrents sur le marché français, l’italien Jobrapido (peu connu mais visiblement très en forme) et le français Jobijoba obtiennent respectivement la 8eet 10e position.

Le Bon Coin confirme sa puissance

De son côté, la rubrique emploi du portail généraliste Le Bon Coin voit son audience bondir au-delà des 3 millions de visiteurs uniques (contre des chiffres qui oscillent entre 1.9 millions et 2.3 millions pour les derniers chiffres Médiamétrie connus). Le 6e site web français en termes d’audience, toutes thématiques confondues, a massivement investi sur son activité « emploi » ces 18 derniers mois.

Même constat pour Meteojob, qui décroche la 5e place du classement et passe ainsi devant l’APEC et Cadremploi. Avec un usage sur mobile de plus en plus en plus fort (52 % des connexions sur Meteojob par exemple, selon leurs sources internes), ces deux sites bénéficient pleinement de la nouvelle mesure de Médiamétrie qui ne fait plus de distinction d’audience selon les devices.

RegionsJob, Juri-Travail : les éternels cas particuliers

A noter la présence du site Juri-Travail en 4e position. Ce site d’accompagnement juridique pour les TPE/PME, qui ne diffuse pas d’offres d’emploi à proprement parler, est historiquement intégré dans le classement Médiamétrie dans la rubrique « emploi/carrière ».

Enfin, ce classement est marqué une fois de plus par l’absence de l’écosystème Regionsjob (Ouestjob, Pacajob, etc.), pour des raisons essentiellement méthodologiques. Médiamétrie comptabilise en effet séparément l’audience de chacun des 8 sites régionaux et du portail ombrelle Regionsjob.fr, soit « plus de 2 millions de visiteurs uniques par mois au total« , selon le groupe. Preuve que les classements doivent toujours être mis en perspective, même s’ils révèlent des grandes tendances de marché !

Recrutement : l’amitié, facteur de réussite en entreprise ?

Recrutement : l’amitié, facteur de réussite en entreprise ?

Le 23 Janvier 2018

Pour recruter les meilleurs talents, nombreux sont les programmes ambassadeurs qui mettent en œuvre la cooptation. Celle-ci permet non seulement d’obtenir des candidatures qualifiées à moindre coût, mais également de trouver des collaborateurs proches des valeurs de l’entreprise – puisque ce sont ses propres membres qui les recommandent. Si elle est à l’origine de nombreux succès en plaçant le rapport humain au cœur du recrutement, la cooptation ne s’improvise pas.

Michel et Augustin : la force de l’amitié

Michel et Augustin est une entreprise internationale, implantée dans cinq pays, qui fonctionne depuis 12 ans grâce au binôme composé de Augustin Paluel-Marmont et Michel de Rovira. Les deux amis se sont connus sur les bancs de l’école, ont suivi un cursus dans la même école de commerce, ont voyagé et monté de nombreux projetsensemble. Augustin Paluel-Marmont réalise, après une expérience difficile dans une start-up, l’importance de la bienveillance et de la coopération au sein de l’entreprise : il se tourne alors vers son meilleur ami pour fonder Michel et Augustin, une entreprise dont la valeur fondatrice est l’amitié.

Ils réaffirment ainsi l’importance de la dimension humaine et du travail d’équipe au sein de l’entreprise. La stimulation vient non seulement du challenge, mais également du fait de se sentir épaulé et d’évoluer dans une relation de confiance réciproque. Cette importance accordée à l’amitié est surtout vraie au sein des start-ups, qui possèdent une typologie d’organisation particulière et une trajectoire dynamique. Faire une place à l’amitié peut permettre de développer une base solide, grâce à des valeurs partagées. Cependant, pour garantir cette réussite, certaines bonnes pratiquesdoivent être respectées.

Pour une association durable

Un des pilliers d’une association durable est la confiance et le fait de bien connaître la personne avec laquelle on s’apprête à travailler. Avoir testé son binôme, au cours de voyages ou de projets, permet de se lancer en toute sécurité dans le monde professionnel. Bien se connaître ouvre la voie à un plaisir intellectuel et humain : lorsqu’on travaille avec un ami ou lorsque l’on a été coopté, l’envie de bien faire et de réussir pour l’autre est encore plus présente – pour nous et pour notre ami. La motivation est alors double, et l’on a le plaisir de partager ce que l’on fait avec quelqu’un que l’on apprécie.

Délimiter les compétences est également d’une importance majeure. Définir des champs de compétences précis permet une exécution plus nette des tâches, et évite disputes et questions de légitimité : a le dernier mot celui dont le champ de compétences est concerné. Ces champs de compétences, ainsi que les talents et les envies de chacun doivent également être complémentaires : un des écueils à éviter dans la cooptation est de recruter seulement des gens qui nous ressemblent. Il est nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise de respecter la diversité des talents et des compétences. Cette diversité est la garante du potentiel de performance de l’entreprise.

Enfin, communiquer pour coopérer permet d’éviter de nombreux problèmes, qui relèvent souvent d’un manque de communication. Parler et partager permet d’évoluer dans un cadre harmonieux, favorisant la création d’un esprit d’entreprise et la participation active de tous les salariés.

L’identification de talent dans la stratégie d’une entreprise

Aucune pratique de recrutement ne s’improvise. Recruter des amis ou connaissances peut être facteur de réussite pour l’entreprise, à condition cependant de respecter certaines règles fondamentales. De nombreux programmes ambassadeurs prônent ainsi la cooptation qui serait, selon une étude de l’Apec sur le sourcing, le troisième moyen le plus efficace pour recruter un cadre – après la publication d’une offre d’emploi et le réseau du recruteur. Work4 a même décidé d’y intégrer les réseaux sociaux : avec son nouveau module W4Ambassadors, les salariés sont invités à partager les offres d’emploi et les contenus RH liés à la marque employeur sur leurs comptes Facebook, LinkedIn ou Twitter.

Conclusion

L’importance des outils digitaux dans le processus de recrutement ne cesse de se développer. Cependant la relation établie avec les candidats restera prépondérante, l’importance de celle-ci pourrait même se développer au rythme des innovations digitales !

Lédicia Spacil

Grenoble, Snapchat sert aux dealers pour recruter leurs « petites mains »

Grenoble, Snapchat sert aux dealers pour recruter leurs « petites mains »

Le quartier Mistral à Grenoble est le théâtre d’un régulier trafic de drogue. Pour le faire fonctionner, les dealers ont besoin de petites mains. Pour recruter chez les jeunes, ils n’hésitent pas à recruter via Snapchat.

Véritable petite annonce ou simple canular ? C’est en tout cas une petite offre d’emploi pas tout à fait comme les autres qui vient d’être passée à Grenoble via Snapchat, l’application gratuite de partage de photos et de vidéos disponible sur tous les smartphones. Sous l’intitulé « On recherche des guetteurs », des dealers ont lancé mercredi dernier un appel à partir d’un compte baptisé « Mistral Capital du Stup ».

Le choix de Snapchat n’est pas fortuit : il s’agit d’un des réseaux sociaux préférés des jeunes. Détails du poste, profil recherché, horaires, rémunérations : l’annonceur a donné tous les détails selon Le Dauphiné Libéré qui raconte l’histoire.

Ce n’est pas la première fois que des dealers passent par des applications pour soutenir leur business. Ainsi à Toulouse, des dealers utilisaient Google Maps pour positionner leur « Plan Weed » sur la carte.

Centres d’appel et livraison à domicile

Les modes de trafic ne cessent de se diversifier. Certains trafiquants ont même mis en place des centres d’appel et assurent la livraison à domicile. Leurs numéros se transmettent par bouche-à-oreille ou dans les bars et boîtes branchés.

« Les lieux traditionnels de deal se sont trouvés de plus en plus dérangés par la présence policière liée à la création des zones de sécurité prioritaire (en 2012) et aux attentats depuis 2015. Ça gêne les trafiquants et aussi les usagers, devenus plus réticents à se déplacer », explique Michel Gandilhon, chargé d’études à l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT).

Ce système offre une sécurité à des clients mais aussi aux trafiquants qui, en organisant des petites structures cloisonnées où le chef de réseau, les « standardistes » et les « livreurs »n’ont en général aucun contact entre eux, se trouvent moins exposés. Les « Stups » parisiens ont démantelé deux de ces plateformes en novembre, en Seine-Saint-Denis.