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La rémunération des cadres devrait bondir en 2018

L’étude du cabinet de recrutement international Robert Walters révèle de fortes attentes chez les cadres en matière de rémunération. D’après l’enquête, les salaires devraient augmenter dans toutes les fonctions en pénurie de main d’oeuvre.

D’après une enquête du cabinet Robert Walters publiée ce mercredi 17 janvier, le marché du travail pour les cadres a retrouvé des couleurs en 2017. « La confiance économique retrouvée a engendré une pénurie de talents sur certains secteurs, en France comme en Europe ». Les secteurs en tension, qui souffrent d’une pénurie de main-d’oeuvre, devraient proposer des salaires plus attractifs pour les postes de cadres. Selon Antoine Morgaut, CEO Europe et LATAM de Robert Walters, « nous allons constater des augmentations de salaire sur toutes les fonctions en pénurie de candidats, ainsi qu’une probable accélération du turnover au niveau national. » Les plus fortes augmentations de salaire à prévoir en 2018 devraient concerner le conseil (+17%), le retail (+11%) et la finance (+10%).

La pénurie de candidats

Pour expliquer cette hausse, les auteurs de l’étude avancent le facteur de la pénurie de candidats. « Les conditions de pénurie ont poussé les professionnels à demander de fortes augmentations lors de changements de poste. Cela correspond pour eux à une « prime de rattrapage » venant compenser des salaires plus bas sur les années précédentes », ajoute Antoine Morgaut. Les cadres sont en effet 28% à attendre une augmentation de plus de 7% en 2018. Les entreprises ont également fait des efforts du côté des salaires pour renforcer leur attractivité. Dans le contexte d’un marché de l’emploi dynamique, « de nombreuses entreprises se sont lancées à la conquête de nouveaux marchés, de nouvelles activités, ou ont relancé leurs investissements » et ont donc parfois étaient confrontés à des difficultés de recrutement dans certains secteurs explique l’enquête. Un phénomène régulièrement souligné par les instituts de statistiques ou des organisations internationales comme l’OCDE.

> Lire aussi : Formation : l’OCDE déplore la pénurie de compétences en France

L’informatique particulièrement porteur

Selon les auteurs de l’étude, le secteur de l’informatique et des technologies de l’information ont été particulièrement dynamiques en termes de créations d’emploi. En 2017, de nombreuses entreprises ont été à la recherche de profils en informatique, sur des postes liés à la sécurité informatique ou à la data. Pour 2018, l’étude de Robert Walters informe que certains postes nécessiteront de plus en plus souvent de compétences techniques dans le domaine de la sécurité informatique. Ce secteur « restera le plus critique en raison des failles techniques qui sont le véritable talon d’Achille des entreprises ». D’après les experts, la pénurie de candidats devrait encore s’accroître encore quelques années « avant que les entreprises voient l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, mieux formés aux enjeux du secteur ».

 > Lire aussi : Emploi : une pénurie de main d’oeuvre à prévoir dans le numérique

Des consultants recherchés

Le secteur du conseil a également bénéficié « des évolutions du droit social français, nécessitant pour les entreprises l’intervention d’experts en transformation et en conduite du changement » indique le document. Toutes les récentes réformes du code du travail menées par le gouvernement français et la multiplication des normes ont obligé les entreprises à faire appel des spécialistes des sujets réglementaires, de gestion des risques et de conformité. Pour 2018, les profils de consultants ayant une expertise en intelligence artificielle, machine learning ou big data devraient particulièrement être recherchés.

Les objectifs principaux pour les cabinets de conseil « seront de recruter des profils de 3 à 7 ans d’expérience, et d’attirer et retenir des profils plus seniors, et de plus en plus scientifiques ».Ce type de profil recherché devrait mécaniquement entraîner une augmentation des salaires. « Les candidats se verront donc proposer des rémunérations  jusqu’à 20% supérieures au reste du marché et des perspectives de carrière accélérées ou personnalisées ».

L’immobilier et la construction particulièrement dynamiques

Outre l’informatique et le conseil, les secteurs de l’immobilier et de la construction ont été particulièrement porteurs en 2017. Dans l’immobilier, les recrutements ont été très importants dans le secteur de la promotion résidentielle en 2017. Les promoteurs immobiliers ont profité d’une hausse de rémunération, « a minima de 10-15% ». Du côté de la construction, le secteur a connu « une véritable explosion de la demande de candidats et des créations de postes sur toute la France en production en entreprise générale BTP et en bureaux d’études. » Pour 2018, les auteurs de l’enquête semblent optimistes.

« La construction bénéficiera largement de la reprise de l’activité générale : la demande « s’intensifiera sur tous les métiers de la maîtrise d’œuvre d’exécution, en conception et réalisation. Des problématiques fortes d’aménagement urbain et d’importants contrats d’infrastructures comme le Grand Paris ou les Jeux Olympiques de 2024 profiteront également au secteur. »

L’équilibre vie privée/vie professionnelle au centre des préoccupations

Si la question du niveau des salaires reste primordiale pour les cadres, de plus en plus d’interrogés privilégient d’autres critères comme l’équilibre vie privée/ vie professionnelle, les perspectives d’évolution à l’international, la culture d’entreprises, la qualité du management souligne la directrice générale de Robert Walters France Coralie Rachet.

Par ailleurs, le télétravail est un critère de motivation régulièrement évoqué par les cadres interrogés dans le cadre de l’enquête. La hausse des prix de l’immobilier dans les métropoles et l’augmentation des coûts de transports ont parfois été supérieures aux hausses de salaires. La diminution des coûts associés aux technologies de communication et la prise en compte d’une meilleure qualité sont d’autres facteurs avancés. Autant de paramètres qui devront être intégrés dans les stratégies futures de recrutement des entreprises.

Méthode :

– Etude de rémunération européenne : données issues d’entretiens réalisés auprès de 500.000 postulants dans le monde, dont 50.000 en France, de janvier à décembre 2017;

– Enquête Candidats Robert Walters France : enquête réalisée par Robert Walters auprès de 3 600 candidats interrogés en ligne durant le mois de septembre 2017 en France.

Cadres : 2018, l’année du changement d’emploi

Cadres : 2018, l’année du changement d’emploi

Si votre bonne résolution est de changer d’emploi, c’est la bonne année pour vous lancer. La reprise économique est là et les prévisions d’embauche de cadres n’ont jamais été aussi élevées.

Elle semble loin, la crise. Alors qu’en 2009 le nombre de recrutements de cadres tombait sous la barre des 150 000, l’année 2017 a été celle de la reprise avec 214 800 embauches. Selon les prévisions de l’Association pour l’emploi des cadres, cette dynamique va encore se poursuivre cette année. L’Apec annonce en effet que 225 400 cadres devraient être recrutés par les entreprises en 2018 et près de 240 000 l’année prochaine. Des perspectives qui laissent imaginer une quasi situation de plein emploi pour cette catégorie d’employés lors que 316 000 cadres étaient inscrits au chômage de catégories A, B et C en avril dernier.

Bref, si vous avez décidé de changer d’emploi, le contexte vous est fait particulièrement favorable.

> 7 données sur le chômage des cadres 

Tous les secteurs recrutent ! 

Les cadres de tous les secteurs, hormis le médico-social et commerce transport, sont concernés par l’embellie. Même si certains métiers sont plus recherchés. « Ingénierie, recherche et conseil représentent 44 % des recrutements. Ces trois secteurs forment la locomotive, car les transformations numériques sont engagées dans les entreprises », explique l’Apec. Dans l’informatique, les perspectives d’embauche sont particulièrement fortes alors que « 56 % des entreprises (du secteur) ont le sentiment d’évoluer dans un environnement économique plus favorable ».

Autre bonne nouvelle, la hausse des intentions portait majoritairement sur les juniors et les seniors en 2017. On peut espérer que cela continue cette année.> Les cadres seniors, mal-aimés de l’entreprise ?

Des conseils pour changer d’emploi 

Pour profiter de la reprise voici quelques conseils, issus d’articles précédemment publiés sur Cadreo, pour votre recherche d’emploi, que vous soyez en poste ou non.

Organiser sa recherche d’emploi : Même si les cadres sont moins soumis au chômage de longue durée que le reste de la population active, il est tout de même important de planifier ces journées pour trouver le job de ses rêves.

-> 8 conseils pour réussir sa recherche d’emploi

Bien réseauter : pour faire décoller sa carrière, les réseaux de cadres s’avèrent bien souvent précieux. 66 % des cadres en sont bien conscients même si seulement 15 % d’entre eux construisent leur carnet d’adresse de manière réfléchie et calculée.

-> Comment s’y prendre bien réseauter ?

Se faire repérer des chasseurs de tête : le marché de l’emploi est en partie « caché ». D’ailleurs chaque année, 8 % des cadres et 20 % des dirigeants sont recrutés sur ce fameux marché parallèle. Le plus souvent ce sont des cabinets de recrutement qui les contacte. Bonne nouvelle : il est possible de se faire remarquer des chasseurs de tête !